Contexte Macro-EconomiqueLe retour de « l’appétit au risque » : Réalité ou Propagande ? |
Le mois de septembre s’est achevé avec la publication d’indicateurs économiques contrastés, qui témoignent de l’hésitation des marchés.
La révision à la hausse des perspectives de croissance en Chine - 2009 à 7%, 2010 à 8,2% et 2011 à 8,9% - et en Inde par la Banque Asiatique de Développement dans son rapport du 22 septembre a suscité un regain d’optimisme.
Aux Etats-Unis, après la publication d’un « Beige Book » déjà peu enthousiasmant au début du mois, confirmant la baisse continue de la demande de crédit et un marché du travail difficile, les publications de fin septembre ont été plutôt négatives : baisse des commandes de biens durables, baisses des ventes dans l’immobilier.
Dans ce contexte et sans surprise, la Fed a laissé ses taux inchangés, réaffirmant fermement la phase sur le maintien durable de taux bas. En revanche, dans son communiqué, la Banque Centrale s’est révélée légèrement plus optimiste que le mois dernier, constatant que l’économie s’est « redressée », renforçant ainsi l’hypothèse de la fin probable de la contraction de l’économie américaine au troisième trimestre.
De notre côté de l’Atlantique, les statistiques européennes ont été bonnes quoique légèrement inférieures aux attentes - Indice composite PMI pour la zone euro publié en hausse de 50.4 à 50.8 ; Indice IFO allemand publié en hausse de 90.5 à 91.3.
Le G20 Finance, qui s’est déroulé le 5 septembre en préparation du G20 du 20 septembre à Pittsburgh, a évoqué la nécessité d’avoir une « stratégie de sortie » transparente et crédible, tout en assurant que les mesures actuelles seraient maintenues jusqu’à ce que la reprise soit assurée. Cela n’a pas empêché quelques banquiers centraux de jeter un froid sur les marchés en milieu de mois, quand ils ont évoqué le retrait - à venir - des injections de liquidités.
Le G20 de Pittsburgh a rectifié « le tir », re-annonçant le maintien des mesures de soutien à l’économie jusqu’à ce que la reprise soit installée.
En tout état de cause, les marchés financiers anticipent un redémarrage réel de l’économie, qui ne soit plus uniquement tiré par les effets de fin de déstockage, avec une reprise de l’investissement et de la consommation.
Les augmentations de capital se poursuivent à un rythme très important.
Après la forte hausse enregistrée depuis les points bas de mars, les niveaux de valorisation anticipent une reprise forte des résultats pour 2009 et 2010.
Ces éléments sont-ils suffisants pour justifier, voir clamer, le fameux retour de l’appétit au risque des investisseurs ?
Les chiffres américains et les perspectives que l’on peut en tirer pour l’avenir donnent l’impression trompeuse aux investisseurs que la Première Economie du monde va tirer le reste de la planète hors de la récession. Une déception sur les chiffres d’affaires et/ou les carnets de commandes serait de nature à favoriser de nouvelles reprises de bénéfices.
La contraction du crédit, les gigantesques déficits publics restent également des réalités qui peuvent encore ébranler l’appétit aux risques des investisseurs les plus optimistes.
Conséquences sur les MarchésLe 24 septembre, au terme d’une réunion de deux jours, le comité monétaire de la Réserve Fédérale américaine a décidé, comme prévu, de maintenir une politique monétaire accommodante avec des taux directeurs à pratiquement 0%. Ceci a eu pour effet d’entraîner encore à la baisse les taux courts USD, le Libor 3 mois USD étant désormais inférieur à ses homologues en EUR, GBP, JPY, CHF.
En zone Euro, l’Eonia reste inchangé autour de 0.34%, mais les taux Euribor continuent de baisser - le 3 Mois passant de 0.82% à 0.75%, l’Euribor 1 an baissant de 6 points de base à 1.24%.
Sur fond de remontée de l’aversion pour le risque, les taux longs ont également reculés, à moins que ne subsiste un doute sur la reprise de la croissance ? Les taux 5 ans ont baissé de près de 10 points de base à 2.52%. Quant au taux swap10 ans - vs Euribor 6 mois, après avoir atteint un plus haut au-dessus de 3.60%, il clôture le mois à nouveau au-dessous de 3.50%
La demande de titres gouvernementaux reste forte lors des adjudications, l’épargne reste abondante et la pente de la courbe des taux incite les investisseurs à se dégager du monétaire pour aller chercher des taux de rendement plus attractifs à plus long terme.
Le consensus reste pour une stabilisation des taux à 10 ans, voire une légère remontée entre 3.50% et 4%. L’environnement reste donc porteur pour les obligations.
La fin du mois a été marquée par une consolidation du marché actions. Des prises de bénéfices semblaient difficilement évitables après deux semaines de hausse quasi continue, elles ont été encouragées par les statistiques américaines décevantes.
Techniquement, les indices sont actuellement sur des seuils charnières et les indicateurs militent pour une phase de pause boursière à court terme.
Au 30 septembre, la CAC40 clôture à 3795,41 après un plus haut au-dessus de 3835, en hausse de près de 3,90% sur le mois et d’environ 18% depuis le début de l’année.
Les OPCVM monétaires offrant des rendements de plus en plus faibles, nous privilégions les TCN et les obligations, avec allongement de la duration pour la recherche d’une meilleure rentabilité.
Pour un positionnement à moyen ou long terme sur le marché actions, nous recommandons la prudence et une approche sécuritaire grâce à des produits structurés ou fonds à capital garantis.
Dans cet environnement, nous privilégions toujours des stratégies sans risque, mais également une poche plus dynamique avec des fonds garantis en capital.Les OPCVM monétaires offrant des rendements de plus en plus faibles, nous privilégions les TCN et les obligations, avec allongement de la duration car rentabilité plus forte.
Pour un positionnement à moyen ou long terme sur le marché actions, nous recommandons la prudence et une approche sécuritaire grâce à des produits structurés ou fonds à capital garantis.
Sur l’investissement en direct dans les marchés actions, nous recommandons toujours des investissements en plusieurs tranches échelonnées dans le temps et en petite quantité. Selon certains analystes, et dans des marchés à tendance haussière, la situation actuelle de l’économie prêterait à débuter la construction d’une « poche » action du portefeuille.
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